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Approches participatives et collaboratives 

par Anne-Marie Chovelon, avril 2011.

Contribution singulière à la pensée collective au prisme de Klap, Maison pour la Danse à Marseille.

 

Définition de notre démarche artistique - 

Je suis en danse une petite productrice bio depuis toujours (peu de récoltes, mais juteuses…).

Je pars de ce qui existe dans la réalité de l’instant sans utiliser les pesticides de la normalisation, ni en créant, ni en transmettant.

La danse est une pratique profonde de transformation et ce qui me touche et me passionne dans mon travail et celui des autres est l’acte même d’exister par le mouvement. Danser, c’est incarner l’indicible dans l’instant. Peu m’importe alors les styles, les formes, pourvu que « ça » passe, traverse… J’aimerais toucher le public à l’endroit de sa propre transformation. Et ce faisant, ramener toujours à travers les corps quelque chose de plus grand que nous, de la beauté et de l’énergie du monde, des forces vives de nos inconscients, de ses déséquilibres précieux, bref, apprendre à vivre troués pour que les merveilles est une chance de s’accomplir.

Comme le dit Pina de manière inégalée, « Dansez ! Dansez ! Sinon nous sommes perdus… ».

 

Synthèse de nos expériences collectives et coopératives - 

Pendant 25 ans, j’ai travaillé au sein de la compagnie Avenue des Baigneurs. Nous avions un fonctionnement particulier puisque d’une année à l’autre, ce n’est pas la même personne qui tenait les rênes du cheval. Ainsi nous étions tour à tour interprètes ou chorégraphes ou toujours interprètes pour celles ou ceux qui n’avaient pas le désir de mener un projet.

Le fait que je sois propriétaire d’un studio a été un handicap à notre fonctionnement car il était « naturel » que je me tape toute l’administration de la compagnie, et je l’ai vendu sans regret (Impossible d’avoir des rapports égalitaires alors que j’étais propriétaire). Depuis 4 ans, j’ai rejoint une coopérative d’activité dans laquelle je travaille à nourrir une dynamique de regroupement autour des problématiques et des solutions collectives à apporter à nos métiers.

 

Nos relations aux lieux d’accueil, aux espaces de travail, nos attentes - 

Avant de rencontrer des lieux, je rencontre des personnes. C’est toujours par des rencontres avec des individuˑes que ce sont créées les opportunités d de travail, comme celle par exemple, de Sylvia Roche, professeur d’Art Dramatique, avec qui je partage un local, Le Chaudron, depuis quatre ans. Quelle liberté cette aventure ! C’est pas grand mais on fait là ce qu’on veut et c’est vécu par les personnes qui travaillent avec moi comme un espace de liberté où chacun goûte et parle de « l’incarnation » de ses propres possibilités croisées à ses rêves.

DE la même manière se passent des rencontres avec des équipes de structure, des danseurˑeuses dont j’aime le travail, et dernièrement un metteur en scène avec qui j’ai partagé une belle et riche expérience de travail collectif, toute en croisements et en rebonds.

 

Ce que chacun pense ou imagine d’une coopérative et d’une mutualisation -

Par rapport à Klap, ce qui m’intéresse surtout c’est de créer un espace vivant, en circulation avec la ville et l’étranger, par un fonctionnement novateur et collectif. J’ai toujours aussi le désir de réaliser la création collective « Utopie », car les croisements de savoir-faire et de sensibilité me semblent une nourriture irremplaçable. Sachant que la coopération et la mutualisation ne se décrètent pas mais qu’elles se construisent, cette possible aventure va nous demander du temps, de l’énergie et du travail. A partir de là, plein de réalités peuvent naître.

Acteurices Chorégraphiques en région Provence-Alpes-Côte d'Azur 2007 - 2026
acpaca.org

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